Carnet de Châteauvieux
La cavalcade du soir — Vahina face aux chevreuils


Le ciel hésite encore à gronder au-dessus de Séüse.
Cette fin de journée-là, le ciel restait ténébreux, hésitant encore à gronder. Au-dessus de Séüse, la montagne et sa grande crête, les nuages s’ouvraient peu à peu — comme pour auréoler le ciel d’une dernière lumière avant la nuit.

Vahina s’arrête, seule au milieu du champ de blé fauché.
Vahina s’est arrêtée pour contempler le champ. Et puis, tout à coup, j’ai aperçu un chevreuil se dessiner à la lisière des arbres. Elle est restée pétrifiée, sans un mouvement, comme un guépard dans la savane attendant l’instant juste pour bondir sur sa proie.

À l’affût, face à la lisière des bois.
Les chevreuils dansaient encore, sans se douter un instant du drame qui approchait. Puis l’odeur de Vahina a dû les atteindre, à dix mètres de là : ils ont bondi par-dessus la haie de buissons et disparu en un éclair.

Frustrée, Vahina s’élance à leur poursuite.
Frustrée, Vahina s’est lancée à leur poursuite. Une cavalcade à travers bois et forêt qui a duré une bonne dizaine de minutes — avant qu’elle ne revienne vers moi, haletante, essoufflée de cette course-poursuite sans vainqueur.

Retour au calme, dans la lumière du soir.
Arrêtez les emmerdements. Rigolez !
— Philiboss, Châteauvieux